Focus sur l'Afrique

La liste des investissements désastreux du Credit Suisse est longue (dont en Arctique et en Amérique du Nord) mais étant donné leur importance et l’ampleur des ravages évoqués, nous avons choisi de nous focaliser sur l’Amazonie et l’Afrique.

En quelques mots

Du fait de ses lourds investissements dans les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), le Credit Suisse contribue massivement au changement climatique qui intensifie notamment la fréquence et l’intensité des sècheresses, cyclones, submersions et inondations frappant cruellement l’Afrique.

Les jeunes générations sont particulièrement frappé-e-s. Comme l’expliquent les spécialistes Suisses Valérie D’Acremont et Blaise Genton citant notamment une étude de 2018 [Plus d’info] « Les conséquences du réchauffement et de la pollution sur la santé sont multiples mais elles atteignent les enfants de façon disproportionnée puisque jusqu’à 88% du fardeau de morbidité et mortalité est porté par cette tranche d’âge ».

De l’augmentation du taux de prévalence de la malaria à l’explosion des difficultés respiratoires en passant par la malnutrition en recrudescence, la liste des causes est longue.

Récent rapport d'Amazon Watch

le Credit Suisse se situe à la deuxième place des banques européennes alimentant la destruction de la vaste région équatorienne du bassin amazonien. Selon un récent rapport des ONG Amazon Watch et Stand Earth, la banque a financé le commerce du pétrole en provenant à hauteur de 1,7 milliards entre 2009 et mai 2020.

Précédemment, le rapport Complicité de Destruction (2019) avait montré que le Credit Suisse a été également entre 2013 et 2019 respectivement le 3eme et le second créditeur des multinationales de l’agroalimentaire Louis Dreyfus et Minerva, entreprises motrices dans la déforestation amazonienne [1]. D’une façon générale, la présence du Credit Suisse au Brésil ne cesse de s’intensifier alors que les coupes claires et les feux ravagent des zones toujours plus grandes [2]. Selon l’Institut Brésilien de Recherche Spatiale les surfaces détruites ne cessent de s’accroitre. 9000 km carrés ont été déboisés au cours des 12 derniers mois (soit 34,5 % de plus que l’année dernière) [3].

D’après une étude que vient de publier l’Institut Amazonien pour la Recherche Environnementale et l’ONG Human Rights Watch les feux sont responsables de empoissonnement de l’air respiré par les habitant-e-s. Cette pollution frappe en particulier les nourrissons. [4]

Nous sommes en lien sur ce sujet avec l’UDAPT (Union des affecté-e-s par les agissements des sociétés pétrolières en Équateur), Radio Yandé première webradio autochtone du Brésil et Amazon Watch.