Focus sur l'Amazonie

La liste des investissements désastreux du Credit Suisse est longue (dont en Arctique et en Amérique du Nord) mais étant donné leur importance et l’ampleur des ravages évoqués, nous avons choisi de nous focaliser sur l’Amazonie et l’Afrique.

En quelques mots

Par ses investissements constants dans les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), le Credit Suisse contribue massivement au changement climatique qui intensifie notamment la fréquence et l’intensité des sècheresses, cyclones, submersions et inondations frappant durement le continent.

Les plus jeunes générations sont particulièrement frappé-e-s. Comme l’expliquent les spécialistes Suisses Valérie D’Acremont et Blaise Genton citant notamment une étude de 2018[1]: « Les conséquences du réchauffement et de la pollution sur la santé sont multiples mais elles atteignent les enfants de façon disproportionnée puisque jusqu’à 88% du fardeau de morbidité et mortalité est porté par cette tranche d’âge« . De l’augmentation de la fréquence de la malaria aux difficultés respiratoires en passant par la malnutrition en recrudescence, la liste des causes est longue.

L’UNICEF est catégorique, il faut tout faire pour limiter la catastrophe [2]. Selon Esther Agbarankwe de la Coalition des Jeunes pour le Climat du Nigéria, du fait de facteurs comme l’insécurité alimentaire démultipliée par le changement climatique, de très nombreuses « familles africaines sont dans une situation qui est en train de devenir encore pire que ce qu’elle était avant »[3].

Dans le détail de ses investissements, la banque est notamment à l’origine d’un prêt illégal et corrupteur de plusieurs milliards de dollars à trois compagnies d’État du Mozambique en 2013-2014 [4]. Ce prêt n’a jamais été remboursé et a été conclu sur fond de ruée sur les immenses gisements de gaz du pays pour accroître la militarisation de son exploitation.

Nous sommes en lien sur ce sujet avec Justica Ambiental (JA!) Les Amis de la Terre Mozambique.